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Programme de soutien financier aux orientations gouvernementales en action communautaire et en action bénévole

Description du programme et objectifs généraux

La politique gouvernementale L’action communautaire : une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec (Politique) a été adoptée en 2001. Elle vise à reconnaître le rôle et la spécificité des organismes communautaires et à harmoniser les pratiques gouvernementales en action communautaire.

Par cette politique, le gouvernement place les organismes communautaires au centre des pratiques sociales québécoises et reconnaît leur rôle dans le développement social et économique du Québec tout en maintenant leur autonomie et leur pouvoir d'initiative. Plusieurs des transformations sociales sont nées des luttes du mouvement communautaire au Québec. Par définition, le mouvement d’action communautaire autonome cherche à intervenir sur les causes des situations problématiques dans le but de donner prise à des changements en profondeur. Les organismes qui le composent ont ainsi joué un rôle important dans l’évolution de la défense collective des droits au Québec. Le gouvernement du Québec reconnaît l’apport particulier et essentiel des organismes à la vitalité du débat démocratique entourant les problématiques liées è l’exercice des droits fondamentaux et plus spécialement des droits sociaux1

Le gouvernement reconnait que la situation financière des organismes dont la mission unique ou principale est la défense collective des droits est souvent caractérisée par la précarité. Cela tient à diverses raisons découlant, dans certains cas, de la difficulté de trouver du financement provenant du milieu, de l’absence de ministère d’attache ou, dans d’autres cas, de la difficulté, pour les ministères visés, de soutenir ce champ d’activité2.

Cette politiqueaffirme la volonté du gouvernement du Québec de faire du Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA), un levier important de la reconnaissance et du soutien accordés à l’action communautaire autonome. Ainsi, le gouvernement entend lui faire jouer un rôle de premier plan en matière de soutien à la défense collective des droits. « Cette orientation permet aux organismes visés d’être soutenus financièrement par une instance totalement indépendante des ministères ou organismes gouvernementaux avec lesquels ces organismes sont parfois susceptibles d’entretenir des relations conflictuelles. Les organismes de défense collective des droits jouent un rôle de chien de garde des droits et leur fonction de critique se trouve ainsi protégée »3

Le premier Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire et le Cadre de référence en matière d’action communautaire ont été adoptés en 2004. Le Plan d’action s’est terminé en 2007. Par la suite, il y a eu dépôt d’une évaluation de la mise en œuvre de la Politique gouvernementale4 qui en confirme la pertinence en 2008.

Le Programme de soutien financier aux orientations gouvernementales en action communautaire et en action bénévole (Programme) est le véhicule par lequel sont versées les sommes provenant du FAACA. Le financement du FAACA provient principalement des sources suivantes :

  •  une contribution ministérielle de base;
  • une contribution provenant du ministère de la Justice pour le versement d’un financement complémentaire aux organismes de défense des droits des personnes lesbiennes, gais, bisexuelles et transgenres (LGBT). Ce financement est accordé pour la mise en œuvre de la mesure 5 du Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie et la transphobie;
  • une contribution provenant du ministère des Relations internationales et de la Francophonie destinée à l’aide humanitaire internationale.

Dans le cadre du soutien financier à la mission globale, 344 organismes ont été soutenus en 2019-2020 répartis dans les volets promotion des droits (334) et organismes multisectoriels confiés au MTESS, interlocuteurs privilégiés (3), puis sans port d’attache (7). Selon les données fournies par les organismes lors de leur reddition de comptes annuelle, le nombre de salariés à l’emploi de ces organismes est d’environ 950. Les organismes communautaires autonomes ont des clientèles variées, notamment les femmes, les aînés, les personnes handicapées, les chômeurs et les personnes LGBT.

Les objectifs généraux du Programme sont les suivants :

  • favoriser la poursuite de la mission visant à permettre la pleine reconnaissance, la pleine application et la défense des droits de la personne par les organismes de défense collective des droits en soutenant et consolidant leur soutien financier;
  • permettre aux regroupements nationaux ayant reçu un mandat formel d’interlocuteur privilégié auprès du ministre responsable des orientations gouvernementales en action communautaire et en action bénévole, de contribuer aux travaux conjoints avec le MTESS et de soutenir les organismes de leur secteur d’activité;
  • favoriser la participation à l’exercice de la citoyenneté et au développement social des organismes d’action communautaire présentement financés et sans port d’attache dans l’appareil gouvernemental;
  • améliorer les connaissances relatives à la mise en œuvre et au fonctionnement de la Politique;
  • soutenir les organismes communautaires relevant des ministères et organismes gouvernementaux dans le cadre d’une entente administrative spécifique.

Le Programme vise à donner suite aux engagements de la politique gouvernementale. Il se décline en cinq volets :

  • Le volet Promotion des droits, quivise à soutenir, par l’entremise du MTESS, les organismes dont la mission unique ou principale est la défense collective des droits.
  • Le volet Organismes multisectoriels confiés au MTESS, qui vise à :
    • soutenir les regroupements nationaux ayant reçu un mandat formel d’interlocuteurs privilégiés auprès du ministre responsable des orientations gouvernementales en action communautaire et en action bénévole;
    • soutenir les organismes d’action communautaire présentement financés et sans port d’attache dans l’appareil gouvernemental, et cela, lorsque c’est possible, de manière transitoire jusqu’à ce qu’un ministère ou organisme gouvernemental en assume la responsabilité;
  • Le volet Soutien financier en subventions soutenant la réalisation
    d’activités spécifiques
    , qui vise à :
    • confier la gestion à un regroupement national ayant reçu un mandat formel d’interlocuteur privilégié auprès du ministre responsable des orientations gouvernementales en action communautaire et en action bénévole, par subventions soutenant la réalisation d’activités spécifiques, de mesures visant à structurer son secteur d’activité. Il peut s’agir de mise en place de plan d’action, de stratégie gouvernementale, d’analyse ou de toutes autres mesures prévues par le ministère;
    • confier la gestion à un organisme communautaire ayant reçu un mandat formel du ministère responsable des orientations gouvernementales en action communautaire et en action bénévole, par subventions soutenant la réalisation d’activités spécifiques, de mesures visant à soutenir le développement de l’action communautaire et bénévole. Ces mesures visent le développement d’actions structurantes pour l’action communautaire et l’action bénévole dans son ensemble. Il peut s’agir de mesures favorisant la rétention de la main-d’œuvre, le maintien en emploi, l’amélioration des conditions de travail ou de toutes autres mesures prévues par le ministère et ce dans le respect de leur autonomie.
  • Le volet Recherches et études, qui vise à contribuer à la réalisation des orientations gouvernementales en matière d’action communautaire et d’action bénévole par des études, recherches et sondages.
  • Le volet Soutien à la gouvernance, qui vise à soutenir de façon ponctuelle, des organismes communautaires financés pour leur mission globale dans le cadre de ce programme, ayant des besoins particuliers en lien avec l’amélioration de leur gestion ou de leur reddition de comptes, et ce, dans le respect des pratiques propres à l’action communautaire autonome.
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Critères d’admissibilité au programme

Pour être admissible à ce programme, l’organisme doit œuvrer dans le champ de l’action communautaire et répondre à la définition de l’action communautaire5 :

« L’action communautaire est une action collective fondée sur des valeurs de solidarité, de démocratie, d’équité et d’autonomie. Elle s’inscrit essentiellement dans une finalité de développement social et s’incarne dans des organismes qui visent l’amélioration du tissu social et des conditions de vie ainsi que le développement des potentiels individuels et collectifs. Ces organismes apportent une réponse à des besoins exprimés par des citoyennes ou des citoyens qui vivent une situation problématique semblable ou qui partagent un objectif de mieux-être commun. L’action communautaire témoigne d’une capacité d’innovation par les diverses formes d’intervention qu’elle emprunte et se caractérise par un mode organisationnel qui favorise une vie associative axée sur la participation citoyenne et la délibération ».

De plus, pour être qualifié d’organisme communautaire, un organisme doit absolument répondre aux quatre critères suivants 6 :

  • être un organisme à but non lucratif 7;
  • être enraciné dans la communauté;
  • entretenir une vie associative et démocratique;
  • être libre de déterminer sa mission, ses approches, ses pratiques et ses orientations.

Par ailleurs, les centres de recherches ou institutions qui œuvrent dans le champ de la recherche et les organismes qui contribuent au développement de l’action communautaire et de l’action bénévole sont admissibles au volet Recherches et études.

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Facteurs d’exclusion au soutien financier

Sont exclus du soutien financier :

  • les organismes incorporés depuis moins de 12 mois;
  • les organismes dont les activités ne s’apparentent pas à l’action communautaire, telles les fondations engagées en priorité dans la collecte et la redistribution de fonds et tout organisme dont la mission ou les activités sont de nature politique partisane, religieuse, syndicale ou professionnelle;
  • les demandes visant à combler un déficit cumulé de même que les demandes visant l’acquisition ou la rénovation de biens immobiliers et de véhicules de transport;
  • les organismes inscrits au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics (RENA);
  • les organismes qui au cours des deux années précédant la demande d’aide financière, on fait défaut de respecter leurs obligations après avoir été dûment mis en demeure en lien avec l’octroi d’une aide financière antérieure par le ministère.
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Documents à joindre lors d’une demande de soutien financier et à titre de reddition de comptes

Pour le soutien financier en appui à la mission globale alloué dans les volets Promotion des droits et Organismes multisectoriels confiés au MTESS, les documents à joindre au formulaire de demande de soutien financier et exigés annuellement à titre de reddition de comptes sont les suivants :

  • un extrait du procès-verbal démontrant l’adoption d’une résolution du conseil d’administration appuyant la demande et désignant le signataire de la convention de subvention éventuelle avec le MTESS, dûment signée par un membre du conseil d’administration;
  • un extrait du procès-verbal démontrant l’adoption d’une résolution du conseil d’administration qui adopte le rapport financier du dernier exercice terminé, dûment signée par un membre du conseil d’administration;
  • un extrait de procès-verbal démontrant l’adoption d’une résolution du conseil d’administration qui adopte le rapport d’activités du dernier exercice terminé, dûment signée par un membre du conseil d’administration;
  • une copie des statuts (charte, lettres patentes, acte constitutif) de l’organisme, sauf si ce document a déjà été fourni et qu’il n’a pas été amendé depuis;
  • une copie des règlements généraux de l’organisme, sauf si ce document a déjà été transmis au MTESS et qu’il n’a pas été amendé depuis;
  • le rapport d’activités du dernier exercice financier complété et adopté par le conseil d’administration. Ce rapport devra minimalement présenter :
    • pour les organismes soutenus dans le volet Promotion des droits, les activités réalisées dans les catégories d’activités définissant la défense collective des droits;
    • pour les regroupements nationaux ayant reçu un mandat formel d’interlocuteurs privilégiés soutenus dans le volet Organismes multisectoriels confiés au MTESS, les activités réalisées à titre d’interlocuteur privilégié;
    • pour les  organismes sans port d’attache dans l’appareil gouvernemental soutenus dans le volet Organismes multisectoriels confiés au MTESS, les activités réalisées dans leur champ d’action.

Par ailleurs, pour favoriser la participation des membres à la vie associative et démocratique, le rapport d’activités doit minimalement, à défaut d’être adopté, faire l’objet d’une présentation lors de l’assemblée générale annuelle;

  • le rapport financier du dernier exercice financier terminé, adopté par le conseil d’administration dûment signé par une administratrice ou par un administrateur, comprenant des états financiers complets et conformes aux principes comptables généralement reconnus, c’est-à-dire un bilan, un état des résultats, les notes complémentaires et le détail des contributions gouvernementales. Ce détail devra inclure les contributions des entités municipales, et distinguer les sommes reçues en appui à la mission globale, à des activités spécifiques ou à des projets ponctuels, le cas échéant. Par ailleurs, pour favoriser la participation des membres à la vie associative et démocratique, le rapport financier doit minimalement, à défaut d’être adopté, faire l’objet d’une présentation lors de l’assemblée générale annuelle. Pour les organismes recevant un soutien financier dans le cadre du programme, ce rapport doit prendre la forme :
    • d’un rapport de l’auditeur indépendant signé par un(e) expert(e)-comptable autorisé(e), lorsque les sommes versées par le gouvernement du Québec (ses ministères et organismes publics et parapublics), sont équivalentes ou supérieures à  150 000 $;
    • d’un rapport de mission d’examen signé par un(e) expert(e)-comptable autorisé(e), lorsque les sommes versées par le gouvernement du Québec (ses ministères et organismes publics et parapublics), sont inférieures à 150 000 $  et équivalentes ou supérieures à 25 000 $;
    • d’un rapport de mission de compilation, signé par un(e) expert(e)-comptable autorisé(e), lorsque les sommes versées par le gouvernement du Québec (ses ministères et organismes publics et parapublics), sont inférieures à 25 000 $ ou que malgré l’absence de subventions gouvernementales, l’organisme a reçu des revenus nécessitant une reddition de comptes à un bailleur de fonds.

Pour les organismes non déjà financés déposant une demande dans le cadre du programme, le rapport financier selon la forme exigée précédemment devra être transmis seulement si cette demande est acceptée. Toutefois, un formulaire additionnel présentant leur situation financière pour le dernier exercice financier terminé devra être joint au formulaire de demande de soutien financier.

  • les prévisions budgétaires pour l’année visée par la demande, incluant le détail des contributions gouvernementales;
  • le plan d’action pour l’année visée par la demande;
  • la liste des membres du conseil d’administration de l’année visée par la demande;
  • le procès-verbal de la dernière assemblée générale annuelle qui témoigne, entre autres, du fait que le rapport d’activités et les états financiers ont été présentés ou adoptés. Ce procès-verbal doit être signé par un administrateur.
  • tout renseignement jugé nécessaire par le ministère pour la vérification et l’évaluation de l’application des normes.

Pour les subventions soutenant la réalisation d’activités spécifiques ou pour des projets ponctuels, les documents à joindre à la demande et les modalités de reddition de comptes sont présentés dans les volets Soutien financier en subventions soutenant la réalisation d’activités spécifiques, Recherches et études et Soutien à la gouvernance.

Pour le soutien financier pour les ententes administratives spécifiques, les documents à joindre à la demande et les modalités de reddition de comptes sont déterminées dans le cadre de l’entente administrative spécifique intervenue avec chaque ministère ou organisme gouvernemental.

À ce sujet, des ententes administratives avec d’autres ministères ont été conclues et sont en cours :

  • entente entre le MTESS et le ministère de la Justice 2017-2022 visant à assurer un soutien financier à des organismes qui viennent en aide aux personnes de minorités sexuelles;
  • entente entre le MTESS et le ministère des Relations internationales et de la Francophonie 2016-2021 qui soutient les actions des organismes québécois de coopération internationale par le biais de ses programmes de solidarité internationale.
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Conditions d’utilisation du soutien financier et modalités des versements

L’organisme qui obtient un soutien financier dans le cadre du programme doit signer une convention de subvention avec le MTESS. Cette convention de subvention précise les obligations et les responsabilités des parties, les modalités de versement du soutien financier ainsi que les documents exigés pour la reddition de comptes.

Pour le soutien financier en appui à la mission globale

Le soutien financier en appui à la mission globale concerne uniquement les volets Promotion des droits et Organismes multisectoriels confiés au MTESS. Le soutien financier versé à un même organisme au cours d’une année financière peut atteindre 400 000 $. Le soutien financier octroyé peut être révisé à chaque année, sur la base des documents exigés en matière de reddition de compte et des critères énoncés au Maintien du soutien financier annuel et renouvellement des conventions de subventions aux sections Promotions des droits et Organismes multisectoriels confiés au MTESS.

Les conventions de subvention sont d’une durée de trois ans.

Le soutien financier annuel est octroyé en deux versements de 50 %. Les périodes de versements varient en fonction de la fin de l’exercice financier de l’organisme communautaire et sont toujours conditionnels à la satisfaction de la reddition de compte. Les versements du soutien financier sont effectués selon les modalités suivantes :

Lors de la première année d’une convention de subvention :

  • un premier versement, correspondant à 50 % du soutien financier global accordé, est versé dans les 30 jours suivant la signature de la convention de subvention par les parties;
  • un second versement, correspondant à 50 % du soutien financier global accordé, est versé à une date déterminée dans la convention de subvention, si cette dernière est respectée par l’organisme.

Lors des autres années d’une convention de subvention :

  • deux versements, correspondant chacun à 50 % du soutien financier global accordé, sont versés à des dates déterminées dans la convention de subvention, si cette dernière est respectée par l’organisme.

Pour les subventions soutenant la réalisation d’activités spécifiques

Les subventions soutenant la réalisation d’activités spécifiques concernent les regroupements nationaux ayant reçu un mandat formel d’interlocuteur privilégié et les organismes communautaires ayant reçu un mandat formel du MTESS. Le soutien financier versé à un même organisme au cours d’une année financière peut atteindre 400 000 $. De plus, les conventions d’aide financière sont d’une durée maximale de trois ans.

Si le soutien financier est égal ou supérieur à 25 000 $, celui-ci est octroyé en trois versements :

  • un premier versement représentant 50 % du montant total accordé est versé à la suite de la signature de la convention de subvention par les parties;
  • un deuxième versement de 40 % du montant total est versé en cours de réalisation suivant la réception de tous les documents requis à la convention de subvention;
  • un troisième versement de 10 % est octroyé au dépôt du rapport final.

Si le soutien financier est inférieur à 25 000 $, celui-ci est octroyé en deux versements :

  • un premier versement représentant 90 % du montant total accordé est versé à la suite de la signature de la convention de subvention par les parties;
  • un deuxième versement de 10 % est octroyé au dépôt du rapport final.

Pour les subventions à la réalisation de projets ponctuels

Les subventions à la réalisation de projets ponctuels concernent uniquement les volets Recherches et études et Soutien à la gouvernance. Le soutien financier versé à un même organisme au cours d’une année financière peut atteindre 100 000 $. De plus, les conventions de subvention sont d’une durée maximale de trois ans.

Si le soutien financier est égal ou supérieur à 25 000 $, celui-ci est octroyé en trois versements :

  • un premier versement représentant 50 % du montant total accordé est versé à la suite de la signature de la convention de subvention par les parties;
  • un deuxième versement de 40 % du montant total est versé en cours de réalisation du projet suivant la réception de tous les documents requis à la convention de subvention;
  • un troisième versement de 10 % est octroyé au dépôt du rapport final du projet.

Si le soutien financier est inférieur à 25 000 $, celui-ci est octroyé en deux versements :

  • un premier versement représentant 90 % du montant total accordé est versé à la suite de la signature de la convention de subvention par les parties;
  • un deuxième versement de 10 % est octroyé au dépôt du rapport final du projet.

Pour le soutien financier pour les ententes administratives spécifiques

Les modalités de versement sont déterminées dans le cadre de l’entente administrative spécifique intervenue avec chaque ministère ou organisme gouvernemental.

Cumul de subventions à l’intérieur du programme

Les sommes versées à un organisme provenant du soutien financier en appui à la mission globale, des subventions soutenant la réalisation d’activités spécifiques et des subventions à la réalisation de projets ponctuels peuvent être cumulées jusqu’au maximum de 900 000 $ au cours d’une année financière selon les plafonds de chacun de ces modes.

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Information concernant le suivi d’une demande de soutien financier

L’organisme qui est déclaré inadmissible au programme ou à un de ses volets a le droit de connaître les motifs d’une telle décision.

Demande d’examen de la décision

L’organisme jugé non admissible à la suite de la présentation d’une demande de soutien financier en appui à la mission globale peut soumettre une demande d’examen de la décision.

L’organisme qui se voit signifier par le MTESS qu’il ne respecte pas la convention de subvention qu’il a signée à la suite de l’attribution d’un soutien financier en appui à sa mission globale peut aussi soumettre une demande d’examen de la décision.

La demande d’examen de la décision doit être formulée par écrit et transmise au MTESS dans un délai de 30 jours ouvrables suivant la date inscrite sur la lettre de décision.

Pour être traitée, la demande d’examen de la décision doit inclure

  • le nom et les coordonnées de l’organisme;
  • le nom, les coordonnées et la fonction du responsable de la demande;
  • une résolution du conseil d’administration appuyant la demande, dûment signée par un administrateur;
  • le numéro de dossier au MTESS;
  • les motifs précis justifiant l’examen de la décision (ces éléments doivent apporter de nouvelles précisions au dossier ou des arguments complémentaires);
  • des pièces justificatives additionnelles appuyant les motifs d’examen de la décision;
  • une preuve du respect du délai prescrit de 30 jours ouvrables.

L’organisme ne peut en appeler d’une décision rendue dans le cadre d’une demande d’examen de la décision.

1 GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, L’action communautaire, une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec. Politique gouvernementale, 2001, p. 28.

2 Idem p. 29

3 Idem p. 29

4   WHITE, Deena et coll. (2008). La gouvernance intersectorielle à l’épreuve. Évaluation de la mise en œuvre et des premières retombées de la Politique de reconnaissance et de soutien de l’action communautaire, Centre de recherche sur les politiques et le développement social (CPDS), Université de Montréal, Mars 2008, 173 p.

5 Cadre de référence en matière d’action communautaire : Deuxième partie Section 1.2 Une définition issue de la politique gouvernementale.

6 Cadre de référence en matière d’action communautaire : Deuxième partie Section 1.3.1 Les critères qui s’appliquent à tous les organismes d’action communautaire.

7 Sont visés par la politique les organismes à but non lucratif constitués en vertu de la 3e partie de la Loi sur les compagnies du Québec (RLRQ, chapitre C-38). Les organismes ont l’obligation de respecter, en tout temps, la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales (RLRQ, chapitre P-44.1). Les organismes constitués en vertu de la Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif sont admissibles s’ils réalisent la majorité de leurs activités au Québec. Les organismes actifs au palier international doivent avoir leur siège au Québec et y tenir les réunions de leurs administrateurs de même que leur assemblée annuelle. Ces derniers peuvent être constitués en vertu de la loi québécoise ou de la loi canadienne. Les associations coopératives d'économie familiale, connues sous l'acronyme ACEF, dont la finalité sociale les a amenées à être assimilées au champ de l'action communautaire, sont visées par la politique gouvernementale même si leur statut est celui de coopératives.

Dernière mise à jour : 2021-05-20 Haut de la page

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